Municipalite de Saint-Urbain

Corporation municipale de la
paroisse de saint-urbain
 

Historique

Érigé canoniquement comme paroisse sous le nom de Saint-Urbain de Beaupré en 1827, le territoire de la municipalité est toutefois occupé depuis le milieu du 17e siècle. À ce moment, on s’intéresse à l’exploitation des grands pins rouge et blanc, mais aussi à la minéralogie de la région. D’ailleurs, l’Intendant Talon envoi un ingénieur en minéralogie en 1665.

Les résidents de cette époque appartiennent aux paroisses de Saint-Pierre et Saint-Paul.

La paroisse est finalement érigée civilement en 1835 sous le nom de Saint-Urbain de Beaupré.

Un chemin d'hiver reliant Saint-Urbain à Grande-Baie est exploré en 1843 et achevé en 1850. Celui-ci,donne pour la première fois un accès direct par voie terrestre au secteur entre les 2 municipalités. Aujourd'hui, la route 381 constitue un lien entre la région du Saguenay et celle de Charlevoix.

La population de 1200 habitants en 1927 passe à 1903 habitants en 1964 et à 1487 personnes en 2006.

Quelques tremblements de terre et glissements de terrain sont venus ébranler la vaillante population au cours des siècles, mais le cataclysme le plus important est sans aucun doute le feu de 1952 qui ravagea les deux tiers du village.

Version imprimable intégrale en PDF

Les mines de St-Urbain autour des années 1870
Les mines de St-Urbain autour des années 1870

Avant 1827 - Les résidents appartiennent aux paroisses de Saint-Pierre et Saint-Paul (Baie-Saint-Paul).

1665 - L'intendant Talon envoie un ingénieur en minéralogie.

Entre 1782 et 1806 - On trouve un moulin à farine.

En 1806, sans espoir de tourner dans l'avenir faute du Dessèchement de la rivière, on construit un nouveau moulin plus près de Baie-Saint-Paul appelé Moulin de la Rémy.

1827 - La paroisse est érigée canoniquement le 8 septembre sous le nom de SaintUrbain de Beaupré (Seigneurie de Beaupré). La paroisse a un prêtre en octobre.

1830 -La paroisse compte à peu près 50 familles pour une population d'environ 300 personnes.

1835 - La paroisse est érigée civilement le 11 juillet sous le nom de Saint-Urbain de Beaupré. Le cadastre est mis en vigueur le 25 juillet 1882.

1836 - Le curé de Baie-Saint-Paul bénit la nouvelle église.
Aux environs de 1840. Le premier conseil municipal est mis en place.

1847 - Le projet de construire une école derrière l'église est lancé.

1859 - Les marguilliers décident de remplacer l'église par une nouvelle mieux adaptée. Celle-ci est bénie en 1862.

1867 - Une compagnie anglaise, la Titanium Iron Cie obtient la permission de construire un chemin à lisse entre Baie-Saint-Paul et Saint-Urbain pour transporter les matériaux nécessaires à l'établissement des hauts fourneaux. Ce chemin ne servit pas longtemps. L'espérance de fondre l'ilménite par le charbon de bois s'avère impossible à ce moment.

1870 -Un violent tremblement de terre a lieu. Devant l'église, la terre se fend de quelques centimètres de largeur sur près de 15 mètres.

1874 - Faillite de la Titanium Iron Cie.

1904 - Le cimetière est devenu trop petit. Il quitte la cour de son église pour se retrouver sur le site actuel.

1906 - Le 9 novembre, E. J. Bagnall, gérant général de la Adams-Bagnall Electric Co. de Cleveland, demande à Mgr Laflamme, supérieur du Séminaire de Québec, les droits pour l'exploitation du minerai d'ilménite à Saint-Urbain.

1907 - Le Gouvernement du Québec fait construire au coeur des « Grands Jardins », dans le secteur connu sous le nom de « La Roche », tout près de la rivière Malbaie, un chalet devant servir aux chasseurs de caribous. Baptisé « Château-Beaumont », ce bâtiment est utilisé à l'époque par des politiciens, diplomates et gens fortunés.

Jusqu'en 1910 - L'élevage du renard était le monopole de quelques éleveurs de l'Îledu-Prince-Édouard. Au Québec, c'est à Thomas Fortin (1858-1942) de Saint-Urbain, que l'on attribue le titre de pionnier des éleveurs canadiens-français. Il commence en 1912 à garder un couple de renards argentés sur sa ferme pour en faire l'élevage.

1914 - Le 26 août, les Petites Franciscaines de Marie s'installent à Saint-Urbain pour y dispenser l'enseignement. De 1914 à 1976, 146 religieuses ont résidé au couvent Sainte-Claire de Salnt-Urbain.

1918 - Une épidémie frappe la paroisse à l'automne. La grippe espagnole fit de nombreuses mortalités. Certaines familles perdent trois ou quatre membres dans la même semaine. Cette épidémie est suivie quelques années plus tard par une deuxième épidémie, la typhoïde.

1924 - Au début septembre, une pluie diluvienne qui dure plusieurs jours détruit tous les ponts de la rivière (celui du Cap-Martin, du raccourci et les ponts du rang Saint-François).

1925 - Un samedi soir, le 28 février, la population de Charlevoix et de tout l'Est de l'Amérique est secouée par un violent tremblement de terre qui cause de lourds dommages aux maisons et édifices publics. Le séismologue Hernest Hodgson a produit un rapport et des photos très détaillés de ces événements. Suite au tremblement de terre de février, l'église de Saint-Urbain doit être démolie pour des raisons de sécurité. On reconstruit au même endroit une église de bois qui n'est complétée que 25 ans plus tard soit en 1950. Elle est la proie des flammes en 1954, soit deux ans à peine après le grand feu qui détruit une grande partie du village.

1928 - La population est de 1 200 habitants pour 255 familles.

1928 - On ne trouve plus de caribou dans les Hautes-Laurentides.

1935 - En février, la prestigieuse revue américaine « National Geographic » publie un article sous le titre « Old France in modern Canada» par J. C. Scott O'Connor. En voici un extrait: « Quand un millionnaire disait à M. Fortin (de Saint-Urbain) je suis un millionnaire, Thomas Fortin répondait moi j'suis un habitant. »

1945 - Aux Éditions Garneau de Québec, l'historien Damase Potvin publie sous le titre de «Thomas» un ouvrage à caractère biographique sur Thomas Fortin de Saint-Urbain, le dernier de nos coureurs des bois. L'auteur relate aussi l'histoire du Parc des Laurentides ainsi que de la route.

1952 - Le vendredi 13 juin, un incendie détruit plus des deux tiers du village de SaintUrbain. Plus de 350 personnes se retrouvent sans foyer. C'est au moins 52 demeures et commerces qui disparaissent. Mais l'église est épargnée.

1954 - Le 11 janvier, incendie de l'église de Saint-Urbain, laquelle avait été construite en 1926.

1955 - Construction du chalet des loisirs.

1961 - Augustin Dufour lance la Meunerie de Charlevoix.

1963 - Construction de l'école Dominique-Savio près du couvent Sainte-Claire. Avec l'ouverture de cette école, la centralisation de l'enseignement élémentaire apporte la fermeture des écoles de rang.

1964 - La population est de 1 903 habitants pour 375 familles.

1968 - Le 25 avril, plusieurs localités de Charlevoix ont été frappées par des inondations causant la mort d'un résident de SaintUrbain alors que le pont enjambant la rivière du Gouffre sur la route 381 cède sous la force du torrent.

1969 - Libération en octobre de la première harde de caribous dans le but de le réintroduire dans le Parc des Laurentides.

1973 - Le 25 avril, un glissement de terrain à Saint-Urbain cause tout un émoi. Le trou qui se creuse est à quelque 300 pieds des maisons les plus proches et mesure 500 pieds sur 200 et 100 pieds de profondeur. Une source d'eau souterraine en serait la cause. Un autre glissement de terrain a lieu à cet endroit en septembre 1971.

1977 - Du 23 juin au 3 juillet, Saint-Urbain célèbre son 150e anniversaire. M. Eudore Fortin et son équipe commencent à défricher un sentier qui totalisera, à l'époque, 106 km. La traversée de Charlevoix accueille ses premiers skieurs en décembre 1978.

1980 - On inaugure un nouveau cimetière au bout de la rue Sainte-Anne dans la Côte à bouleaux.

1980 - La Société Radio-Canada met à l'antenne le téléroman « Le Temps d'une Paix» qui met en valeur plusieurs sites de Charlevoix. La plupart des figurants sont choisis dans la population de Charlevoix. Saint-Urbain devient une voie d'accès privilégiée à ce site.

1981 - Le 19 juin, Charlevoix comme tout le Québec rural est soumis à la Loi du zonage agricole. Les règles du jeu en matière de construction et d'aménagement du territoire ne sont plus les mêmes.

1984 - Sorti à l'automne, le long métrage de Claude Melançon, « La Guerre des Tuques» s'est avéré un grand succès. Ce film pour enfants est une amusante saga où les armes sont des boules de neige. Le tournage au mois de mars, à Baie-Saint-Paul et Saint-Urbain, s'échelonne sur 21 jours.

1987- Le 4 décembre, un incendie d'origine criminelle cause de lourds dommages à l'église de Saint-Urbain. Le temple paroissial est redonné au culte le 11 octobre 1987.

1987 - En raison de son potentiel naturel remarquable, l'UNESCO fait savoir le 18 novembre, qu'en grande partie, Charlevoix est dorénavant une" Réserve mondiale de la Biosphère ''. Une plaque de bronze est dévoilée le 26 juillet 1989 à Baie-Saint-Paul par le premier ministre du Canada Brian Mulroney.

1988- Le 25 novembre à 18 h 46, les régions du Saguenay et de Charlevoix sont secouées par un important tremblement de terre d'une magnitude de 6,0 qui est ressenti jusqu'à New York et Détroit. L'épicentre se trouve à 35 km au sud de Chicoutimi. C'est la plus importante secousse depuis le I'" novembre 1935, près de Témiscamingue, d'une magnitude de 6,2. Signalons qu'un tremblement de terre précurseur avait été enregistré dans la nuit du 23 novembre à 4 h 11, d'une magnitude de 4,7.

1990 - La municipalité fait construire une usine d'épuration des eaux. L'accès à cette usine est situé à l'entrée du rang Saint-Jean-Baptiste, juste avant le pont.

1998 - Un groupe, avec à sa tête M. Denis Laliberté, fonde le Festival du Coureur des bois. Jusqu'à aujourd'hui, le festival rend hommage à nos ancêtres et a comme objectif de donner à nos enfants le goût de profiter pleinement de la grandiose nature qui nous entoure. Plusieurs personnalités y ont participé telles que Soeur Angèle, Richard Desjardins, Boom Desjardins et Paul Piché.

1999 - Le 30 mai, la foudre allume un feu dans le Parc des Grands Jardins. En quelques jours, c'est 35 Km carrés du parc qui sont partis en fumée, ce qui représente 11 % de la superficie totale.

2000 - Un comité de travail, la Corporation Au pied des Monts, réussit à faire construire une résidence pour personnes âgées devant l'église, nommée Résidence Au Gré du Temps. Pour faire place à cette résidence, le bâtiment abritant les bureaux de la municipalité est détruit Les bureaux sont relocalisés au centre communautaire (ancien couvent Sainte-Claire).

2001 - La municipalité lance un nouveau bulletin d'information « Le Petit Colporteur de Saint-Urbain », Une usine de chloration de l'eau potable est installée.

2002 - Le 175e anniversaire de la municipalité est souligné dans le cadre du Festival du Coureur des bois. Une messe spéciale est organisée et 175 ballons blancs sont libérés vers le ciel par des enfants, pour symboliser le doux avenir que nous désirons léguer à nos jeunes. La municipalité profite de cette occasion spéciale pour renouveler les affiches aux entrées de son territoire. 2003 - Mise en place d'une stratégie d'accueil des nouveaux résidants, en collaboration avec la MRC de Charlevoix: 5 à 7 d'accueil avec le conseil municipal, panier-cadeau des produits locaux et trousse d'information. Le conseil municipal reçoit un prix laure-Gaudreault des Centres femmes de la région pour sa représentation féminine au sein du conseil: 50 % des membres du conseil sont des femmes. Les mérites municipaux du ministère des Affaires Municipales soulignent l'excellence de deux de nos employés municipaux: Messieurs Donald Gilbert et Réjean Simard.

2004 - L'achat de l'immeuble de la caisse par la municipalité est complété et le déménagement est prévu pour le mois de mai. 2005. le 2 mai, on annonce le résultat de l'étude sur 'emplacement d'un parc industriel régional: le site de Saint-Urbain correspond en tout point aux critères d'évaluation et sera privilégié. La tenue de la journée de consultation publique «Allons-y tous ensemble» est l'occasion de lancer l'exposition permanente de la municipalité.